Dan Colen

Out of the Blue, Into the Black
June 12 - July 28, 2012

Dan Colen - Out of the Blue, Into the Black

DAN COLEN

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Opening reception for the artist: Sunday, June 10th, from 11:00 to 1:30pm


Gagosian Gallery is pleased to announce Dan Colen's first solo exhibition in Paris. “Out of the Blue, Into the Black” is a eulogy in three parts comprising paintings, installation, and a sculpture.

The title conflates two songs that open and close Neil Young’s 1979 album Rust Never Sleeps: “Hey Hey, My My (Into the Black)” and “My My, Hey Hey (Out of the Blue)", with its famous line “It’s better to burn out than to fade away,” which Young wrote in reference to his personal fears of becoming obsolete and, correspondingly, to the then-recent deaths of Elvis Presley and Sid Vicious, and which was invoked many years later by Kurt Cobain in his suicide note. Similarly, Colen has used the lyrics here to evoke a fear of the erosion of influence, to point to the ways in which death inflects celebration, and to remind us of what we try to hold on to, even as it eludes our grasp.

Colen began making “confetti” paintings in the wake of his friend Dash Snow’s death in 2009. Like the ancient pagan custom of throwing confetti at celebratory events, the paintings are exercises in the precious yet momentary qualities of joy and magic. The confetti paintings exist both as actual Mylar confetti adhered to canvas, and, in this instance, as trompe l’oeil oil paintings. To date, Colen has used trompe l’oeil not only to simulate, but also to elucidate the absurdity and inadequacy of illusion.  The memorial quality of this series is underscored by its title, “Moments Like This Never Last," which Colen took from Snow, who borrowed it from the Misfits for his second solo exhibition in New York in 2005.

The installation in the gallery recalls the NEST projects that Colen made with Snow by shredding phone books and tearing open feather pillows to create orgiastic environments. But here the playful, boisterous concept takes a dark and morbid turn. The space, tarred and feathered from top to bottom, becomes a stand-in for the body on which pain and humiliation is inflicted by the vernacular mob tradition. Thus the exuberant life and gleeful tumult of the nests is stilled forever, and the viewer is left enveloped in a space where the once whirling feathers and leaves of paper are stuck fast to viscous, tar-blackened surfaces, like a bird trapped in a lethal oil slick.

In the sculpture, My Old Friend the Blues, Colen creates a tumbledown-crackup shrine, ambiguous and self-consciously clumsy in its purpose. The “enshrined” object is a sagging cluster of beat-up, blue bicycle parts scavenged from the streets of New York City. These chained-up, forgotten bicycles have become so fused to the urban streetscape as to go unnoticed—that is, until they are cut free and brought back as art, their color denoting the inevitable return of melancholy. Thus, by embracing the latent power of materials and their ambivalent effects, Colen enacts for his own time an inherited belief, tempered with skepticism, in the redemptive and transformative processes by which art can be wrought from the disenfranchised and overlooked.

Dan Colen was born in New Jersey in 1979. He graduated with a BFA in Painting from the Rhode Island School of Design in 2001. Exhibitions include the 2006 Whitney Biennial, New York; "USA Today," The Royal Academy, London (2006); "Defamation of Character," PS1 Contemporary Art Center, Long Island, New York (2006); "Fantastic Politics," The National Museum of Art, Architecture and Design, Oslo (2006); "Skin Fruit: Selections from the Dakis Joannou Collection," The New Museum, New York (2010); "Peanuts," Astrup Fearnley (2011); and "In Living Color," the FLAG Art Foundation, New York (on view until May 19, 2012).

Press Enquiries
Claudine Colin Communication
Contact: Dorelia Baird-Smith
28 rue de Sévigné
75004 Paris
E.  dorelia@claudinecolin.com
T.  +33.1.42.72.60.01
www.claudinecolin.com

For all other information please contact the gallery at paris@gagosian.com or at +33.1.75.00.05.92.


Vernissage en présence de l’artiste : dimanche 10 juin, de 11h00 à 13h30


Gagosian Gallery est heureuse d'annoncer la première exposition monographique de Dan Colen à Paris. «Out of the Blue, Into the Black» est une eulogie divisée en trois parties: des peintures, une installation et une sculpture.

Le titre de l’exposition est un mélange de deux chansons de Neil Young issues de l'album Rust Never Sleeps de 1979: «Hey Hey, My My (Into the Black)» qui fait l'ouverture de l'album et «My My, Hey Hey (Out of the Blue)» qui clôt l'album. Young écrit cette ligne célèbre «It's better to burn out than to fade away» (Mieux vaut brûler franchement que s'éteindre à petit feu) que Young a écrite en référence à ses peurs personnelles de devenir obsolète, faisant à l’époque écho aux décès d'Elvis Presley et de Sid Vicious. Cette même ligne avait été évoquée des années plus tard, par Kurt Cobain dans sa lettre de suicide. Dan Colen a utilisé ces paroles de manière similaire afin d’évoquer une peur de l'érosion de l'influence, pour montrer les façons dont la mort infléchit la célébration, et pour nous rappeler ce à quoi nous essayons de nous raccrocher au moment même où cela nous échappe.

Colen a commencé ses peintures «confetti» après la mort de son ami Dash Snow en 2009. À la manière de l'ancienne coutume païenne qui consistait à jeter des confettis sur les jeunes mariés pour leur souhaiter une union fructueuse, ces peintures sont des exercices joyeux et magiques aux qualités précieuses et pourtant momentanées. Les peintures de confetti existent à la fois sur papier Mylar confetti collé sur la toile, et dans ce cas présent, en tant que peintures à l’ huile trompe l'œil. A ce jour, Colen a utilisé le trompe l'œil non seulement pour simuler, mais aussi pour élucider l'absurdité et l'insuffisance de l'illusion. La qualité commémorative de ces séries est mise en évidence par son titre «Moments Like This Never Last»; titre que Colen a emprunté à Snow, qui l'avait lui-même emprunté du groupe de rock américain The Misfits, lors de sa deuxième exposition monographique à New York en 2005.

L'installation dans la galerie rappelle les projets extrêmes de Colen intitulés NEST—réalisés avec Snow—qui consiste à mettre en lambeaux des bottins de téléphone et à déchirer des oreillers en plume afin de créer des environnements aux allures d'orgies. Mais ici, le concept espiègle et houleux prend une tournure noire et morbide. L'espace principal, entièrement recouvert de goudron et de plumes, devient une doublure du corps social où la souffrance et l'humiliation sont infligées par la tradition vernaculaire puissante de la foule. Ainsi la vie exubérante et le tumulte jubilant des nids (nests) est immobilisée à jamais, et le spectateu—tel un oiseau pris au piège dans une nappe de pétrole mortelle, se trouve encerclé par un espace où les plumes et les feuilles de papier qui jadis tourbillonnaient, sont bel et bien collées sur des surfaces noircies, visqueuses et goudronnées.

Pour la sculpture, My Old Friend the Blues, Colen crée un sanctuaire délabré, ambigu et sciemment maladroit. L'objet conservé, comme dans un sanctuaire, est un ensemble de ferrailles mal tendu, des parties de bicyclettes bleues ramassées dans les poubelles des rues de New York. Ces morcellements, enchainés à des revêtements et des panneaux, sont devenus tellement familiers dans le paysage urbain des rues qu'on ne les remarque plus, jusqu'à ce qu'elles soient libérées et ravivées en tant qu'art, leur couleur suggérant (par association de culture populaire) le retour inévitable de la mélancolie. Ainsi, en épousant le pouvoir latent des matériaux et leurs effets ambivalents, Colen promulgue, une croyance héritée-tempérée de scepticisme—en des procédés réceptifs et transformatifs selon laquelle l'art peut être cultivé par ceux qui sont privés de droits civiques et ceux que l'on néglige.

Dan Colen est né dans le New Jersey en 1979. En 2001, il reçoit un BFA en Peinture de la Rhode Island School of Design. Parmi ses expositions on compte la Whitney Biennial en 2006, à New York; «USA Today», à la Royal Academy, à Londres (2006); «Defamation of Character», au PS1 Contemporary Art Center, Long Island, New York (2006); «Fantastic Politics», au National Museum of Art, Architecture and Design, à Oslo (2006); «Skin Fruit: Selection from the Dakis Joannou Collection», au New Museum, à New York (2010); «Peanuts», au Astrup Fearnley Museum à Oslo (2011); et «In Living Color» à la FLAG Art Foundation, New York.

Contact Presse
Claudine Colin Communication
Contact: Dorelia Baird-Smith
28 rue de Sévigné
75004 Paris
E.  dorelia@claudinecolin.com
T.  +33.1.42.72.60.01
www.claudinecolin.com

Pour toute information supplémentaire, merci de contacter la galerie au paris@gagosian.com ou au +33.1.75.00.05.92.