Brazil

Reinvention of the Modern
September 28 - November 5, 2011

Brazil - Reinvention of the Modern

AMILCAR DE CASTRO
Untitled, 1952
Wood
18 7/8 x 15 3/4 x 12 1/4 inches (47.9 x 40 x 31.1 cm)

Photo by Sergio Guerini

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Opening reception: Tuesday, September 27th, from 6 to 8 pm


We use the term "neo-concrete" to differentiate ourselves from those committed to non-figurative "geometric" art …and particularly the kind of concrete art that is influenced by a dangerously acute rationalism.
—Ferreira Gullar

Gagosian Gallery is pleased to present an exhibition of Brazilian art from the late modern period, featuring works by Sergio Camargo, Lygia Clark, Amilcar de Castro, Helio Oiticica, Lygia Pape, and Mira Schendel.

In the late 1950s, a group of young Brazilian artists reacted against the dogma of the Concrete Art movement of the 1930s that was predicated on non-representational geometric shapes, mathematical formulas, and grids. Breaking away from the grip of European artistic traditions, they sought to challenge and reinterpret pervading definitions of the modern.

The exhibition takes as its point of departure the NeoConcrete Manifesto written by Ferreira Gullar in 1959, which was based on the phenomenological philosophy of Maurice Merleau-Ponty. Artists working in Brazil in the 1960s and 70s embraced and developed the initial ideas put forward in the manifesto, exploring the production of meaning via the sensations produced by bodily engagement with art works.

Although still opposed to veritable representation, the so-called “NeoConcretists” advocated the use of abstracted corporeal forms, sensuality, subjectivity, and color. Intent on undermining the implicit separation of artwork and viewer, they sought to expand art’s formal, emphatic and social dimensions. NeoConcretists saw works of art as living organisms, and thus encouraged fabrication without the use of a frame or artificial support to bring art into real space and direct contact with viewers. Herein lies the radical nature of NeoConcrete art.

In the 1960s, Lygia Clark created a series of folding metal sculptures called Bichos (little animals) that were conceived to be handled and manipulated by the viewer. Here the object of art is the very process of the viewer’s doing. Amilcar de Castro’s untitled wooden sculpture (1952), has sensual contours that recall the natural world. An un-mounted, moveable object, it can be interacted with and carried to different locations, as for Mira Schendel’s Caderno Selos (1971), a loosely bound book of milky acrylic squares to be rifled through and re-arranged at will.

Sergio Camargo’s Orèe (1964) and Untitled (1960) contain references to organic form in clustered wooden reliefs painted in monochrome white. The inherent dynamics of the piece shift according to the viewer’s vantage point, light and shadow. Lygia Pape’s Tteia, a gauze-like weave of fine golden filaments stretched taut between floor and ceiling, articulates the surrounding space with the play of light upon its immaterial planes, while the slightly irregular geometric forms of Helio Oiticica’s luminous gouache Metaesquema jostle with energy within the confines of the two-dimensional support.

Exhibition design is by Paris-based architect and designer India Mahdavi. A fully illustrated catalogue with an essay by Brazilian curator Paulo Venancio Filho will accompany the exhibition.

Press Enquiries
Claudine Colin Communication
Contact: Dorelia Baird-Smith
28 rue de Sévigné
75004 Paris
E. dorelia@claudinecolin.com
T. +33.1.42.72.60.01
WWW.CLAUDINECOLIN.COM

For all other information please contact the gallery at paris@gagosian.com or at +33.1.75.00.05.92.

 


 

Vernissage presse: mardi, 27 septembre, de 18 à 20h


«Nous utilisons le terme "néo-concret" afin de nous différencier de ceux qui se sont engagés pour un art "géometrique" non-figuratif... et plus particulièrement pour ce type d'art concret influencé par un rationalisme dangereusement prononcé.»
—Ferreira Gullar

Gagosian Gallery est heureuse de présenter une exposition d'art brésilien de l'époque post-moderne, avec des œuvres de Sergio Camargo, Lygia Clark, Amilcar de Castro, Helio Oiticica, Lygia Pape et Mira Schendel.

À la fin des années 1950, un groupe de jeunes artistes brésiliens s’est opposé au dogme du mouvement de l’Art Concret des années 1930, fondé sur la non-représentation des formes géométriques, sur des formules mathématiques, et des grilles. Rompant avec l'emprise de la tradition artistique européenne, ils ont cherché à contester et à réinterpréter les définitions pénétrantes de la modernité.

L'exposition prend comme point de départ le Manifeste du Néo-Concrétisme rédigé par Ferreira Gullar en 1959, fondé sur la philosophie phénoménologique de Merleau-Ponty. En explorant la production du sens résultant des sensations produites lors de l’engagement corporel avec des œuvres d'art, les artistes travaillant au Brésil dans les années 1960 et 1970, ont adopté et développé les idées initiales formulées dans le manifeste.

Bien que toujours opposés à la véritable représentation, les «Néo-Concrétistes» ont préconisé l'utilisation de formes abstraites corporelles, la sensualité, la subjectivité, et la couleur. Déterminés à déjouer la séparation implicite entre l’œuvre d'art et le spectateur, ils ont réfléchi à élargir les dimensions formelles, emphatiques et sociales de l'art. Les Néo-Concrétistes considéraient les œuvres d'art comme des organismes vivants, et ont ainsi encouragé la fabrication d’œuvres sans cadre ou support artificiel, afin de créer l'art dans un espace réel, en contact direct avec les spectateurs. En ceci réside la nature radicale de l'art Néo-Concret.

Dans les années 1960, Lygia Clark a créé une série de sculptures pliantes en métal appelées Bichos (petits animaux), conçues dans le but d’être manipulées par le spectateur. Ici, l'objet d'art dépend entièrement du spectateur et de ses manipulations. La sculpture, en bois et aux contours sensuels (Sans titre, 1952) d’Amilcar de Castro rappelle le monde naturel. Non-accroché et mobile, l’objet est pensé dans le but d’intéragissement et de déplacements à différents endroits. De la même façon, l’œuvre de Mira Schendel, Caderno Selos (1971), un livre vaguement relié composé de carrés d’acrylique laiteux, est conçu pour être feuilleté et disposé comme on le souhaite.

Dans Orée (1964) et Sans titre (1960), œuvres de Sergio Camargo, les reliefs de bois peints en blanc monochromatique font référence à des formes organiques. Les dynamiques inhérentes à l’œuvre sont différentes selon l’angle de vue du spectateur, mais aussi selon les ombres et la lumière. Tteia, l’œuvre tressée en papier japonais par Lygia Pape, est tendu entre le sol et le plafond par des ornements de filaments dorés. Par les jeux de lumière sur ses surfaces immatérielles, l’œuvre flatte l'espace environnant, tandis que les formes géométriques légèrement irrégulières de la lumineuse gouache de Metaesquema d’Helio Oiticica, bouscule avec énergie les confins du support bi-dimensionnel.

La scénographie de l'exposition a été conçue par l'architecte et designer India Mahdavi, installée à Paris.

Un catalogue illustré avec une introduction du conservateur brésilien, Paulo Filho Venancio, accompagnera l'exposition.

Contact Presse
Claudine Colin Communication
Contact: Dorelia Baird-Smith
28 rue de Sévigné
75004 Paris
E. dorelia@claudinecolin.com
T. +33.1.42.72.60.01
WWW.CLAUDINECOLIN.COM

Pour toutes demandes concernant, merci de contacter la galerie au paris@gagosian.com ou au +33.1.75.00.05.92.